Tiroir

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Messagepar MamaSu » Mer 26 Juin 2013, 14:14

Bonjour,

Quel nom donner à ce sujet, où déverser les mauvaises images qui me traversent et s'agrippent, les pensées amères, les bouffées de haine, la colère. Tiroir. Pouvoir le refermer un jour.

Il y a de l'autre côté de mon jardin, une famille qui emménage bientôt, ils sont en plein travaux, je n'ai pas revu la maman, qui était enceinte quand nous les avons croisés pour la première fois, il y a quelques mois, quelques temps après le décès de Suzie. Le bébé, aujourd'hui, doit être né. Les bruits de nature propices à m'apaiser seront percés cet été par les pleurs de ce nouveau-né.

J'ai en moi une haine vis à vis d'eux assez terrible. Une haine irrationnelle. Pourtant, ils ont l'air bien gentil. Devant chez moi, hier en rentrant, leur voiture pleine de parcs à jouer et autres utilitaires pour nourrissons, dont la chambre de Suzie était pourvue, que de la vie, que du naturel, qui me tue. Me détruis. Je ne sais comment je pourrais supporter la présence de cet enfant dans mon quotidien, juste de l'autre côté de la haie.

Je me dis qu'il ne faut pas que cet enfant vienne ici, je ne souhaite aucun malheur à personne, et pourtant, j'ai, au fond de moi, cette urgence qui raisonne : il ne faut pas qu'il vienne.

Quel abîme. Perdre son bébé est un abîme.

Courage à toutes les mamans, courage à tous les papas.
Carole
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Re: Tiroir

Messagepar viviane22 » Mer 26 Juin 2013, 21:43

Bonsoir,

Non, bien sûr, tu ne veux de mal à personne,... mais c'est trop douloureux. L'arrivée de cette famille te renvoie au manque de Suzie, c'est bien normal. Pour l'instant, tu imagines que tu ne supporteras pas la vue et les cris de ce bébé. Tu appréhendes de te retrouver en face de cette réalité. Tu sais, parfois, on imagine des choses terribles et finalement les choses ne se passent pas du tout comme on l'avait imaginé. J'ai été dans cette situation aussi : ma belle-soeur était enceinte en même temps que moi quand j'ai perdu mon fils et ma voisine a accouché de jumeaux à deux mois d'écart. Je me disais (et j'en rêvais aussi) que je ne voulais pas rencontrer ces bébés, que je ne pourrais pas le supporter, que ça serait trop dur. Finalement, j'ai fini par les rencontrer et... ça ne m'a rien fait. Ces bébés ne m'ont pas fait envie... (logique, le bébé que je voulais, c'était le mien !). J'étais plutôt jalouse des mères (sur le mode "elles ont leur bébé et pas moi"), mais c'était moins terrible que tout ce que j'avais imaginé par rapport aux bébés. Et puis, avec le temps, on s'habitue, on se détache de la situation.
Tu es dans une phase de colère, de jalousie. C'est bien normal. Tant que c'est trop dur pour toi d'être confrontée au manque, évite dans la mesure du possible les situations qui peuvent te déstabiliser. Est-ce que cette famille est au courant du décès de ta fille ? Peut-être que ça pourrait t'aider à être plus détendue vis-à-vis des parents et du bébé, si tu leur disais que toi aussi tu es maman, mais que ta fille est malheureusement décédée. Pour ma part, le fait de le dire m'a parfois permis d'être plus détendue et de me sentir mieux.
Je te souhaite beaucoup de courage et envoie de douces pensées à ta puce.
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Re: Tiroir

Messagepar MamaSu » Jeu 27 Juin 2013, 15:47

Bonjour Viviane,

Merci pour tes mots car ils font du bien.
Perdre son bébé bouleverse beaucoup l'identité, je me reconnais et je ne me reconnais pas, parfois je ne m'aime pas du tout, ou plutôt, je n'aime pas certaines émotions qui m'animent; la tristesse, l'effondrement, tout ça je l'accepte, j'ai plus de mal avec la jalousie, la colère. Je suis sans doute dure avec moi-même, j'ai peur évidemment que ces émotions se nichent si fort en moi qu'elles s'invitent dans mon caractère. Je ne veux pas que Suzie laisse cette trace en moi, par respect et par amour pour sa petite personne, pour son innocence, je me dois de rester celle que je suis, en tout cas, celle que je respecte.

Savoir que tu as réussi à traverser ce qui s'apprête à me tomber dessus, me donne un peu de force pour y croire.
Oui, je suis jalouse. Oui, quand nous avons croisé ce couple en mars ou avril, j'ai reconnu quelque chose chez eux, dans leur démarche, dans leurs yeux, et j'ai compris après - j'ai reconnu le bonheur, ce même bonheur qui nous portaient mon chéri et moi, les derniers mois de grossesse, quand il ne restait plus qu'à attendre... confiants. Oui, je les envie aujourd'hui, de pouvoir tenir le corps de leur enfant dans leurs bras. Ce sera dur. Mais il faut bien trouver des solutions pour survivre à tout ça. Je ne sais pas encore quelles seront ces solutions, mais il faudra trouver.

Je me suis dit, en effet, que je leur dirai peut-être que nous avons perdu notre bébé il y a quelques mois, que si je ne souris pas, ce n'est pas que je ne les aime pas, c'est seulement pour dompter la douleur. Je verrai bien sur le moment ce qui viendra, ou ce qui ne viendra pas.

La période est aux larmes. Parfois je suis insensible, parfois invincible, parfois agressive. Là, ce sont les larmes.
Merci.
Carole
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Re: Tiroir

Messagepar Sun » Jeu 27 Juin 2013, 21:19

Bonsoir Carole,

Ton message me touche beaucoup, car tu nous livres ces "pensées noires", pensées que j'ai moi mêmes connues, que je connais encore parfois, dont nous avons honte, mais que nous avons quand même...
Que faire de cet étalement de bonheur que certains nous jettent à la figure sans même s'en rendre compte? Je suis d'accord avec Vivianne, qu'il serait sans doute judicieux de leur expliquer à tes voisins qui vous êtes, et ce que vous traversez... Peut être seront ils de ceux qui réagissent mal (et tu auras alors de plus fortes raisons de les détester :? ), ou peut-être au contraire que tu seras agréablement surprise de leur réaction... Qui sait ?
Tu es une belle personne Carole, et je comprend à la fois le ressenti que tu as vis à vis de ces personnes que tu ne connais pas et qui te rappellent au quotidien ce que vous auriez dû avoir, et cette sorte de culpabilité qui te fais dire à 2 phrase d'intervalle 'j'ai une haine vis à vis d'eux assez terrible" et "ils ont l'air bien gentils"...
Le deuil nous fait découvrir des sentiments, des humeurs, dont on se serait bien crus incapables de connaitre autrefois... La colère, la haine, la jalousie...
Et comme le dit Viviane, ca fait partie du processus du deuil...

Le tout est de tenter de ne pas s'y enfermer, car je devine que cela te rendrais malheureuse. Et tu n'as pas besoin de ca en plus...
Essaie de les inviter pour le café à l'occasion , et essaie de leur glisser que leur statut de futurs parents ne te laisse pas indifférente... Ils comprendront au moins pourquoi tu les évites, et je suis sûre qu'une partie de ta colère sera apaisée. Parce qu'il n'est pas impossible qu'une partie de ta colère vienne du fait "qu'ils ne savent pas", et qu'à leurs yeux, "vous n'êtes pas des parents". Rétablis ce statut, tu t'en sentiras mieux, j'en suis sûre.
Après, rien ne sera gagné, mais ce sera un pas...

J'avoue que pour ma part il y a un conflit que je n'ai jamais résolu... (héhé, facile de donner des conseils aux autres, mais je ne suis pas blanche comme neige!! :lol: )
Lorsque j'étais en Allemagne, ma collègue de bureau (et amie) est tombée enceinte 3 semaines après moi... Nous avions partagé les premiers émois de notre grossesse, puis nous étions un peu quittées de vue lorsque j'étais partie. Je l'avais mise au courant pour Arthur, ses mots avaient alors été "corrects, sans plus", mais je ne lui en voulais pas car je savais que le terme de sa grossesse étant proche cela était sans doute difficile pour elle. Puis... silence... Puis, 2 mois plus tard, une lettre, m'annoncant la naissance de sa fille (cette lettre avait bien traîné...).
Giffle. Sa lettre contenait non seulement une photo de sa fille, ce à quoi je m'attendais, mais également une photo de la petite famille, elle, son mari, leur fille, rayonnants de bonheur. Je me suis pris ca en pleine gueule. Je l'ai détestée de m'envoyer ca. Détestée de m'avoir écrit maladroitement "j'ai essayé de ne pas trop penser à vous ces derniers temps". Je ne lui ai jamais répondu. Je ne lui ai jamais pardonné. Et je m'interdis de rendre visite à mes autres amis d'Allemagne pour ne pas prendre le risque de la croiser.
Et je sais que c'est irrationnel. Et je sais que c'est seulement de la maladresse. Et ca me rend malheureuse de ne pas avoir pu au moins lui dire pourquoi son courrier m'a mise en colère. Mais cela m'a tellement blessée. Fait remonter cette jalousie intense dont tu parles...
La difficulté, c'est que justement, dans ce cas, il m'est relativement facile de mettre cette haine dans un tiroir et tenter de l'oublier. Parfois ca ressort, comme là quand je te lis Carole.
Quelque part, j'aimerai que le sort "m'oblige" à remédier à la situation, car je ne suis pas en paix avec cela, malgré la distance, malgré le peu de connections que j'ai avec elle.

Cas contraire: ma demi-soeur, elle aussi enceinte en même temps que moi. Moi aussi je ne voulais pas la voir, je pensais que ce serait trop dur. Que je détesterai son bébé.
Ma mère a eu la bonne intuition de nous réunir pour Paques l'an dernier. Elle allait bientôt accoucher, j'avais perdu Arthur à peine 2 mois 1/2 plus tôt... Nous nous sommes évitées pendant 2 jours tout en étant dans la même maison. Je n'arrivais pas à la regarder, je fuyais la vision de son ventre. Je la jalousais autant que je me détestais de ressentir tout cela. Puis j'ai craqué , et ai fini en larmes dans ses bras. Et comme pour Viviane, d'accueillir cet enfant dans la famille ne m'a finalement "rien fait". Je ne me suis pas spécialement plus attachée à lui, et je ne l'ai pas rejeté non plus. C'est mon neveu, et je l'aime comme une tata aime son neveu. C'était seulement dur lorsque j'ai vu défiler tous les amis de ma mère venir admirer la 7e merveille du monde. J'avais envie de leur crier que mon fils aussi était beau, et que lui aussi mériterai d'être le centre de leurs attentions... Mais depuis, ca va, et je ne remercierai jamais assez ma mère de m'avoir mise dans cette situation que je redoutais: me retrouver en face de ma demi-soeur...

Courage Carole, je suis de tout coeur avec toi. Tu n'as pas à avoir honte de ressentir cela, et c'est même très courageux de nous en faire part.

Je t'embrasse avec toute mon affection
A défaut de porter mon Arthur dans mes bras, je le porte dans mon coeur
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Re: Tiroir

Messagepar Agathe » Ven 28 Juin 2013, 11:21

Bonjour à toutes.

Carole, je crois que Viviane et Sun ont raison concernant tes voisins.
Ne te laisse pas bouffer par tes émotions, n'essaye pas de les ravaler, car tu ne feras que souffrir d'avantage.
Parle leur. Au "pire", ils te détesterons de leur avoir dit ton malheur quand eux nagent dans le bonheur, mais tu n'auras rien perdu puisque tu ne les connais pas, et je pense que tu seras soulagée.
Et au mieux, tu pourras peut être faire une belle découverte.
Dans tous les cas, n'attends rien d'eux. Pense juste à toi.


Ce sujet "tiroir" tombe à pic. Ces derniers temps, je suis en train de ressortir un vieux dossier, que j'avais enfouie bien au fond de mes tiroirs (ou de mon inconscient).
Cela me travaille beaucoup. Je me demande si je n'aurais pas quelque part la réponse à mon "pourquoi?"...
Petit flash back quelques mois en arrière. Nous sommes le dimanche 10 février 2013. Ce jour là, je suis inquiète car je ne sens quasiment pas mon petit loup bouger. Je me rend donc à la maternité le soir vers 17h.
Monito : tout est ok, le coeur bat très bien, bébé bouge.
Le col a commencé à se dilater. Je devrais accoucher dans la semaine qui arrive.
La sage femme m'explique que je le sens moins bouger, car il a surement commencé à descendre, et qu'il est plus à l'étroit pour faire des mouvements.
Et là, elle fait un mouvement que je vais tenter de décrire pour me montrer que mon bébé bouge :
elle donne un grand coup dans le ventre, sur le coté, pour "lever" le ventre. Ce geste m'avait paru très brutal, j'en avais ris très nerveusement.
Et je n'avais pas senti de réaction particulière de la part de mon bébé.
24h plus tard, je me rendais à la maternité, car j'avais des contractions. Là, le verdict final était tombé.

Vous comprendrez donc le genre de questions que je pose.
Est-ce que ce geste (ce coup) aurait pu être fatal ?
Et si j’obtenais une réponse positive, qu'est ce que je vais faire de tout ca ?
Je ressens deja beaucoup de colère, rien qu'en me disant que PEUT ETRE c'est cela....
Je pense prendre rendez-vous avec la sage femme libérale qui m'a suivie pour les cours de préparation et de rééducation, pour en discuter avec elle. Savoir si un coup peut être fatal. Savoir si une sage femme expérimentée peu pratiquer ce genre de geste, sans que cela ne soit un danger...



Le chemin du deuil n'est vraiment pas un long fleuve tranquille. Quand on pense apercevoir l'avenir avec plus de douceur, notre inconscient nous ouvre ses portes et fait resurgir ces pensées.


Courage Carole, je pense bien à toi.
Courage à vous les mamanges.
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J'aurais aimé t'écrire le plus beau des poèmes et construire un empire juste pour ton sourire" Saez
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Re: Tiroir

Messagepar MamaSu » Lun 01 Juil 2013, 23:46

Bonsoir,

Sun, quand je lis tes mots, j'ai envie de te dire, écris à ton amie - pas pour la retrouver, pas pour attendre quelque chose, mais pour te mettre bien avec toi-même. Tu as déjà perdu ton bébé sans que ces cordes mal accordées viennent sonner en-dedans de temps en temps. Ecrire, pas pour se justifier, peut-être même pas pour expliquer. Ecrire pour que la lettre emporte avec elle ce malaise, le reste n'appartiendra qu'à ton amie...

Pour le moment, je n'ai pas la force de tourner les talons quand un mot me blesse, je n'en ressens pas encore le besoin ni le désir spontané, cela viendra peut-être, il y a tant et tant d'étape dans ce chemin de deuil. Je pense que les mots de l'entourage ou plus exactement, de l'environnement (car je veux croire en mon entourage) risquent de faire mal, je le sens de plus en plus, je sais, que pour certains, la grossesse, l'issue dramatique, ça commence à faire loin. Pour moi, c'était hier, pour moi c'est aujourd'hui, et parce que Suzie sera toujours dans mon coeur, ce sera aussi demain :)
Je ne veux plus vivre un seul jour "sans" elle, en cela, je sais que je suis sa maman.

Agathe, ce que tu écris m'a laissée sans voix quand je l'ai lu... Comme ton cerveau a soigneusement trié les informations pour que cet épisode ne remonte que maintenant... un épisode bien choquant. As-tu pris ce rendez-vous avec la sage-femme qui t'a suivie ? Elle pourra au moins t'indiquer si ce geste est une pratique banale dans la profession, s'il se justifie. Et, si, l'enfant dans le ventre peut être vulnérable au point de s'éteindre... Courage à toi. J'espère que ce rendez-vous t'apportera l'apaisement.

Décidément, quand je me remémore nos divers parcours, je trouve que nous avons toutes plus ou moins des éléments qui posent question quant à notre suivi médical...

Je pense bien à vous toutes, aux papas, à nos bébés adorés
Carole
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Re: Tiroir

Messagepar mamange » Mar 02 Juil 2013, 23:14

Mamasu,

Comme je te comprends pour cette nouvelle famille qui emménagent. Moi-même, je me retrouve dans la situation de voisins qui ont eu une petite fille et qui est née dans les jours, semaine ou ma, notre princesse aurait dû naitre à terme.
Je suis resté sans voix, lorsqu'en sortant, nous nous sommes retrouvés face à eux avec leur poussette et c'est là que j'ai pris conscience des mêmes dates......

Je redoute de croiser leur poussette et l'autre jour en rentrant la poussette était là....je me suis demandé si un jour, je pourrais aller faire mon regard dans cette poussette ?
Je ne pense pas, en tout cas pas pour le moment.

Je pense qu'ils ne sont pas au courant, à vrai dire, je sais pas.....Nous avons déjà gentillement parlés avec qu'eux et parfois la question de quand la maman à accouché me brûle les lèvres, mais au fond qu'est ce que je cherche ?
Par moment, j'ai aussi envie de leur dire que nous avons une petite fille qui s'est envolée.....mais comment le dire, quand on se connait à peine, se croise avec un bonjour....
Oui j'ai eu un énorme sentiment d'envie, de jalousie, pas de leur enfant, parce que c'est ma fille, notre fille que j'aurais voulu physiquement auprès de nous, parce que auprès de nous ma, notre princesse vit à travers nos cœurs pour l'éternité.
Mais oui j'ai eu un moment ou ça me rongeait d'imaginer leur vie, la joie qu'ils avaient, qu'ils ont....
Encore aujourd'hui, quand je passe devant la fenêtre de la chambre de leur enfant, ça me serre le cœur.

Nous portons notre fille au creux de nos cœurs, notre princesse grandie en nous pour l'éternité, je t'aime ma fille, notre fille, nous t'aimons tellement notre princesse, ma douce, ma douce Léna <3 <3 <3 <3

Tendres pensées à tous nos petits anges.
Ma princesse, je t'aime, nous t'aimons tellement...
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