Arthur, petit Pimousse

Arthur, petit Pimousse

Messagepar Sun » Dim 10 Mars 2013, 22:12

Je lis depuis quelques semaines déjà les divers témoignages que vous nous donnez toutes, tous tellement poignant d'émotion...
Qui d'entre nous ne revit pas un peu la perte de son enfant lorsqu'elle lit le témoignage des autres? L'histoire se répète, trop souvent, trop souvent...

Cela m'aura pris une bonne année avant de relater cela...

__________
« Accroche-toi bien mon petit cœur, ca va secouer ! ». Je me rappelle très bien les premiers mots que je lui ai dis, à mon tout petit. Tout petit oui, il avait alors à peine la forme d’une mini crevette. Et un grand avenir devant lui.

A peine une semaine avant, le gynecologue m’avait annoncé tout sourire, confirmant ce que je savais déjà : « you are pregnant ! » (j'étais en allemagne à l'époque, et je ne parlais qu'anglais). J’étais alors bercée par une force invisible, qui me faisait penser que tout était réalisable, que la vie était belle, qu’elle prendrait soin de nous, et qu’elle nous comblait déjà de joie. Les choses étaient un peu compliquées à cette époque, avec son papa à Paris et moi en Allemagne, mais je m’en moquais : le cœur d’un petit être battait en moi, et chaque pulsion de son petit cœur insufflait chaque jour à ma vie un peu plus d’optimisme. Je repense à cette époque, et aux 9 mois qui ont suivi comme la période la plus intense en émotions de ma vie. Joie, seraineté, anxiété, bonheur, angoisse, optimisme… et abattement.

Cette histoire ne finit pas bien. Parce qu’elle se finit justement.

La joie et l’anxiété de la naissance imminente ont finalement laissé place à l’éffondrement, lorsqu’à quelques jours de la date prévue d’accouchement le verdict est tombé : « la grossesse s’est arrêtée ».

L'impensable, l'inimaginable, l'impossible...

Un monde qui s'écroule. Un vide sidéral autour de nous. L'impression de vivre un cauchemard dont on ne peut de réveiller. "Ce n'est pas possible, pas possible"...

Combien de fois ai-je répété cette phrase ?

Le père d'Arthur a pleuré avant moi, et c'est en le voyant pleurer que j'ai compris ce que je refusais d'admettre.

Je le savais même avant d'aller à la maternité, l'absence de mouvements d'Arthur n'était pas normale. C'était normalement un vrai gigotteur, et je le surnommais "mon Pimousse", parce qu'il était un brin petit, mais déjà bien costaud. Bêtement, on se dit que si on nie le problème, il n'existe pas.

Je n'ai pas cherché à remettre en question ma mère qui me disait "il se repose avant de naître". Comment aurait elle pu l'imaginer de toute facon ?

Je savais que quelque chose clochait, mais c'était impossible d'en avoir conscience. Les pleurs de son papa m'ont mis devant cette évidence: cette belle histoire que notre Arthur nous promettait, elle était finie, depuis déjà un ou deux jours...

Je me rappelle mon accouchement avec une vive émotion. J'allais jusqu'au bout des choses, j'accouchais de mon fils, mon premier enfant. Grâce à lui je devenais mère, et même si son coeur ne battait plus il était là, il m'accompagnait...
Son père aussi m'accompagnait. Il fut la flamme qui m'empêcha de vaciller. Je lisais dans ce regard à la fois amour incommensurable et désespoir. C'est lui qui m'a fait tenir, et l'espoir secret que les médecins s'étaient trompés...

Ensuite, des larmes, des larmes, le vide, le vide. Le vide dans ce ventre qui avait contenu tant d'amour et tant de belles promesses... Des appels impossibles à la famille, qui s'attendait chaque fois à une bonne nouvelle, et qui avait à la place cette nouvelle aberrante. Voix abasourdies, effarées, attérées. Silences. "C'est pas possible, c'est pas possible" m'a dit ma mère.

Non, ce n'est effectivement pas possible maman. Mais c'est arrivé.

Retour à la maison. Vide
Premières nuits à la maison. Emplies de silence.
Des cadeaux pour mon Arthur, envoyés la veille du drame par des amis d'Allemagne ou d'ailleurs qui voulaient que tout soit là pour lui à son arrivée. Autant de preuves de son existence, autant de rappels de son absence.

Regards.
Ceux des commercants de notre quartier que j'évitais, de peur de m'entendre demander "alors ce bébé? fille ou garcon?"
Les miens, vers ces ventres ronds, vers ces poussettes que je jalousais

Et silence, silence de l'appartement, silence des amis, silence de mon conjoint qui n'a jamais réussi à en parler, et qui m'a finalement demandé de le laisser seul...
A défaut de porter mon Arthur dans mes bras, je le porte dans mon coeur
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Re: Arthur, petit Pimousse

Messagepar MamaSu » Lun 11 Mars 2013, 10:56

Bonjour Sun,
Je viens de lire ton message. C'est un effet d'ascenseur, on est perché au septième ciel, la tête dans les étoiles du bonheur, quelque chose se brise et on s'effondre dans un sous-sol assez dégueulasse. Passés les trois premiers mois de grossesse, l'attente de l'échographie qui nous dira si on peut commencer à rêver ou pas, on se dit, on nous dit : c'est bon, plus rien à craindre maintenant, les problèmes c'est tellement rare, n'y pense même pas. Personnellement, j'ai suivi ce credo, et je n'y ai pas plus pensé que ça. Première grossesse, la chance de ne souffrir d'aucun maux très dérangeant, le désir de profiter du rêve...
Ton récit est très touchant. On n'y croit pas, ce sont les autres qui nous donne des signes que c'est vrai, que notre bébé est ... envolé.
Je ne sais pas quelle part a pris la culpabilité dans les sentiments qui t'agitent. Moi, je me refais le film des derniers jours, oui, elle bougeait moins... peu... j'avais de telles contractions, le ventre si tendu, je me disais : c'est normal de moins la sentir, mon corps est contracté, je perds mes sensations. Et j'étais toute entière tournée sur moi, l'accouchement imminent, allons-nous foncer à la clinique cette nuit ? Les nuits de quelques heures de sommeil coupées de contractions plus ou moins douloureuses ont pris le pas sur elle. Je n'ai peut-être pas voulu écouter sa fatigue, la diminution de ses mouvements...
Quand as-tu vécu tout cela ?
Courage. Je pense à ton fils.
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Re: Arthur, petit Pimousse

Messagepar Sun » Lun 11 Mars 2013, 21:55

Bonsoir MamaSu,

merci d'avoir eu le courage de lire mon témoignage malgré la douleur que cela a peut être ravivé, et de ton empathie.
J'ai perdu mon fils il y a tout juste un an, le 26 février 2012... Il semblerait que le mois de février soit vraiment couvert d'un voile de deuil...
Ton témoignage et celui d'Agathe me touchent en particulier, car vous avez perdu vos enfants à peine un an après que j'ai perdu mon Arthur, dans des circonstances similaires... Grossesse parfaite, et descente aux enfers lorsqu'on s'y attend le moins...

La culpabilité j'ai connu, je connais encore parfois...
Je préparais à l'époque des auditions pour des boulots CDI, et je m'étais beaucoup fatiguée et angoissée, car j'avais très envie de donner à mon fils une vie seraine et le rapprocher de son papa (mon boulot m'amène à droite à gauche en europe, sur des CDD, et c'est peu conciliable avec une vie de famille). Donc beaucoup d'insomnies à cause de la pression que je me mettais, beaucoup de stress... Parfois je me dis que mon fils aurait plus être plus zen si je l'avais été, qu'il ne se serait pas entouré dans son cordon... (le doute planera toujours sur les causes de son décès, mais c'est la seule chose "anormale" qu'ils aient trouvé à l'autopsie). Et si je n'étais pas partie d'Allemagne, j'aurai accouché plus tôt, parce que là bas le terme officiel est une semaine avant celui de la France... Et si, et si, et si...
Culpabilité, quand tu nous tiens...

C'est un sentiment "normal", mais dont on doit essayer de se débarasser. Parce que non, nous n'y sommes pour rien en vérité... Le sort nous a enlevé nos enfants, et il n'y a aucun coupable. Ni nous, ni personne... D'où la colère qui nous vient rapidement après... Sans avoir de coupable on déteste la terre entière!

Essaie de ne pas culpabiliser. C'est un sentiment "normal", mais ne t'y attardes pas. Tu dois trouver la force de croquer dans la vie maintenant. Tu le dois à ta Suzie.

Je t'embrasse, et embrasse également ta fille de mes pensées
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Re: Arthur, petit Pimousse

Messagepar anais et mathieu » Mar 12 Mars 2013, 22:41

Sun dans ton témoignage je prends connaissance de votre histoire , et j en suis émue . Effectivement l annonce est un véritable choc et on se dit qu on va se réveiller de ce cauchemar ... Mais la réalité est bien là...
Et il faut hélas l affronter jour après jour ...

Colère , culpabilité , jalousie nous avons toutes connu ces sentiments ... Mais comme tu le dis nous ne sommes pas coupables de ce drame .

On sent dans ton récit que tu as beaucoup avancé dans ton travail de deuil . Ton petit pimousse peut être fier de sa maman !

Excuse moi si la question t embarrasse et est indiscrete, mais je ne comprends pas trop : es tu séparée du papa d Arthur ?

Je t embrasse .

Douces pensées à Arthur .

Anais
le bonheur finit toujours par triompher, il faut juste y croire ... Mamange de Maxime décédé in utéro à 39 SA le 30 septembre 2010, et Maman de Gaëtan , né le 8 janvier 2012 . Je vous aime mes amours.
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Re: Arthur, petit Pimousse

Messagepar Sun » Ven 15 Mars 2013, 21:52

Bonsoir Anaïs,

merci de ton message. Même si je commence effectivement à avoir du recul par rapport à tout ca, je crois que ca me faisais du bien de le raconter "de l'intérieur". Au monde extérieur, on expose les faits sans plus aller dans le détail de notre ressenti... et le reste, le choc, on le garde pour nous. Merci à vous de m'avoir lue, et de vous être reconnues dans ces mots...

Non, ta question par rapport à mon conjoint ne me gêne pas, mais elle est douloureuse. Nous sommes de ceux que le drame a fini par séparer... Heureusement, c"est loin d'être une règle générale dans les couples endeuillés, mais je dois en ce moment affronter ce nouveau deuil...

Le Papa d'Arthur et moi nous aimions si fort lorsque nous l'avons conçu... Mais la grossesse a déclenché chez lui un "je ne sais quoi", qui a fait de lui un homme distant, froid... Et cet état a été agravé suite à la perte de notre fils.
Les hommes ne fonctionnent pas comme nous en général, et cela est encore plus vrai lorsqu'ils sont en deuil. Beaucoup ne parlent pas, s'évadent dans le travail... Alors lorsque mon conjoint s'est peu à peu enfermé dans son scaphandre, j'ai bien essayé de taper au hublot, mais rien... J'ai tenté de le faire parler, tenter de m'en empêcher, tenté de lui donner de l'affection, tenté de m'en empêcher parce que je n'avais jamais rien en retour. Rien. Quoi que je fasse, je faisais mal. Quoi que je dise, je disais mal. Quoi que je sois, je n'étais pas comme il faut.

On traverse tous une phase de colère, qu'on projette sur le monde entier. Cette phase vient plus ou moins vite selon les personnes, disparait plus ou moins vite...
Mon conjoint a principalement projeté sa colère sur moi, et son amour s'est peu à peu transformé en agressivité, qui se manifestait par des journées entières de "gueule" et une quasi constante froideur. Le moindre prétexte était bon pour me faire la gueule...

Cela fait près d'un an que je souffre du manque d'affection de l'homme de ma vie. Près d'un an que je me sens impuissante face à son mal être, incapable de ranimer cette légèreté, cette simplicité qu'il y avait entre nous. J'aimais initialement le fait qu'en étant simplement moi-même, il m'aimait... Et j'ai fini par me retrouver dans une situation où je ne savais plus qui être pour lui plaire...

Son ultime geste d'amour pour moi fut de me demander de le laisser seul. Il disait encore m'aimer, tenir à moi, mais pour l'aider à se reconstruire sans culpabiliser tous les jours d'être devenu comme ca, et pour "me protéger" de son mal être, il m'a demandé de partir...

Alors depuis un peu plus d'un mois, je commence un nouveau deuil... Je vascille actuellement entre le stade du déni et de la colère... Déni parce qu'au fond de moi j'espère encore, et colère lorsque je deviens lucide et réalise tout ce que j'ai enduré, au nom de mon amour, alors que j'aurai tellement eu besoin qu'il me prenne dans ses bras...

J'espère ne pas avoir fait paniquer les nouvelles mamanges. Vraiment, mon cas n'est pas une généralité, et provient sans doute du fait que notre couple a commencé à aller mal pendant la grossesse.

Je vous embrasse toutes
Sun
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Re: Arthur, petit Pimousse

Messagepar Agathe » Sam 16 Mars 2013, 16:35

Difficile de trouver des mots... c'est tellement bouleversant.
Sache que si tu as besoin de partager ces moments, que j'imagine d'autant plus difficiles, tellement de pertes en si peu de temps... Ce lieu, ce forum, est aussi "notre jardin secret", je pense qu'il y est aussi l'endroit où partager nos angoisses, nos questions, nos joies et tant d'autres choses concernant nos vies plus généralement. Des vies qui prennent un tout autre tournant que l'on aurait pu imaginé "avant"...

Je ne sais que te dire d'autre que "courage".
Nous pensons toutes à ces jours meilleurs qu'un jour nous retrouverons.
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J'aurais aimé t'écrire le plus beau des poèmes et construire un empire juste pour ton sourire" Saez
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Re: Arthur, petit Pimousse

Messagepar anais et mathieu » Dim 17 Mars 2013, 15:51

Sun,

Je suis désolée d ' apprendre cela , j espère que tu es malgré tout bien entourée par ta famille et tes amis.

Comme tu le dis les hommes et les femmes vivent leur deuil de façon bien différentes, et parfois il arrive que le dialogue se desinstalle ...

Arthur peut être fier de sa maman : tu es plein de courage !

Prends soin de toi...

Je t embrasse .
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Re: Arthur, petit Pimousse

Messagepar MamaSu » Dim 17 Mars 2013, 16:41

Sun,
Ne t'inquiète pas de nous paniquer, nous traversons toutes un deuil et sommes les plus à même de te comprendre, d'imaginer comme ça peut déraper dans le couple, parce que les émotions sont incomplètes et totales, quelque chose de tout à fait nouveau en tout cas. Totale par leur violence, incomplète parce qu'il nous a manqué l'haleine chaude de notre enfant. Je ne cesse d'entendre autour de moi des "tant mieux" qu'elle n'ait pas vécue. Et raisonne en moi le total "non, pas tant mieux" tandis que oui, je me sens bien incomplète...
Il y a de quoi se perdre, soi-même, et largement de quoi perdre l'autre.
Je me désole pour toi, pour vous, que votre amour n'ait pu résister à la dureté mais c'est aussi compréhensible. Courage Sun ! Et reste toi-même surtout puisque c'est cela que tu aimais. Qui a du te rendre si vivante, si animée. Ce nouveau deuil est un drôle d'écho a celui qui t'a frappée il y a un an, un drôle d'anniversaire et j'imagine combien il doit être difficile de ne pas mélanger tes sentiments. Un deuil découvre parfois les émotions d'un autre... Entoure-toi si tu peux pour en pas traverser seule cette période de confusion. Une maman, une soeur, une amie, un psy...
A bientôt ici.
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Re: Arthur, petit Pimousse

Messagepar mamange » Dim 17 Mars 2013, 21:42

Sun,

Courage à toi. tout comme l'a mentionner Agathe, si tu as besoin, le besoin de partager tes émotions...De te laisser aller, nous sommes là, nous sommes là pour t'écouter, te lire à travers ces échanges.

A très vite Sun.

Tendres pensées à tous nos petits anges
Ma princesse, je t'aime, nous t'aimons tellement...
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Re: Arthur, petit Pimousse

Messagepar Sun » Jeu 21 Mars 2013, 00:14

merci pour vos réponses

Non, je n'affronte pas cela seule, je suis suivie par une bonne psy qui m'insuffle beaucoup de positivisme! Quelques amies de très grande valeur aussi, qui prennent régulièrement de mes nouvelles ou m'invitent à passer les voir.
Pour la famille, c'est plus compliqué... C'est silence radio total de la part de mon père et mon frère depuis Noël... C'est l'habitude de mon père (la seule exception fut pendant la grossesse, où il m'appelait toutes les semaines! puis silence radio...), et mon frère s'est persuadé que je n'ai pas besoin d'être appelée, puisque "je suis déjà bien entourée" (?? hallucinant non ?)
Ma mère, je lui parle parfois d'Arthur et ca m'aide beaucoup, mais pour ma séparation elle est en revanche assez nulle. Elle me sort l'autre jour "tiens, ta cousine aussi est célibataire".
S'il y a bien une catégorie à laquelle je ne me sens pas appartenir, c'est bien "célibataire"!
Célibataire signifie que la vie a encore plein de promesses à nous offrir, qu'on est disponible...

Moi je ne suis en rien disponible. Je suis "séparée" de mon conjoint, et j'ai bien du mal à appeler "ex". Parce que les circonstances dans lesquelles nous nous sommes séparés n'ont rien d'une rupture, et que ce que nous avons vécu ensemble ne ressemble en rien à une "amourette".

Heureusement que je ne compte pas sur la famille, et que je trouve du soutien ailleurs, et notamment ici. Ca me fit du bien de vous lire, je comprend mieux certaines choses du passé.

Merci à toutes de votre soutien !
Je vous embrasse affectueusement,
Sun
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